Leur mini-entreprise ne connait pas la crise

Hugo Lebrun, le 1er juillet 2010

En créant une mini-entreprise, treize élèves du collège Joliot-Curie ont vécu une véritable expérience professionnelle.

Sara, 14 ans, et Valentin, 16 ans, ne sont pas seulement élèves de 3è au collège Joliot-Curie. Ils sont aussi respectivement présidente et directeur général d’une mini-entreprise de treize membres du collège qu’ils ont créée en septembre dernier. Leur « business » : la confection et la vente de porte-sacs qui s’accrochent aux tables...

Etude de marché à l’échelle du collège, design, choix du matériau, fabrication, packaging, stratégie de vente, compatibilité, ventes sur le terrain... Bien qu’encadré par le collège sous la tutelle d’une professeure de technologie et de l’association Entreprendre pour apprendre, ce projet les a complètement immergés dans le milieu professionnel. « Il s’agit d’une entreprise réelle avec un compte en banque, mais à visée pédagogique. Le but, c’était de valoriser ces élèves qui ont parfois besoin d’un élan supplémentaire pour retrouver un intérêt à la scolarité et pour gagner en confiance, et de leur apporter une mini-expérience professionnelle », explique Mme Sarinena, leur enseignante de technologie.

« Cela nous a changé des cours, c’est du concret, c’est très motivant », glisse Julien. Après dix mois d’existence, les mini-entrepreneurs vont devoir cesser leur activité comme le stipule leur contrat qui arrive à échéance cet été. En vendant leurs porte-sacs lors de portes ouvertes des écoles et autres manifestations de la ville, les collégiens ont réussi à réaliser une recette avoisinant les mille euros. De quoi rembourser principalement les professeurs qui avaient acheté des actions pour financer le projet.

« Cette expérience me donne envie de travailler dans le commerce, la vente et la comptabilité », explique Julien. Sara avoue de son côté avoir été séduite par la branche marketing. mais au-delà de quelques vocations qui ont pris forme, les mini-entrepreneurs s’estiment surtout « surpris de l’assurance gagnée et des progrès réalisés sur le langage et la façon de se présenter ». Un exercice sur eux-mêmes, boosté en mai dernier par le championnat régional des mini-entreprises où les jeunes businessmen ont dû présenter leur projet à près de deux cents personnes. Une aventure dont la dimension pédagogique a largement pris le pas sur l’aspect lucratif.

Hugo Lebrun
Fontenay Notre Ville - N°71 Juillet/Août 2010

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